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Définition

L’adénocarcinome est une forme de cancer qui prend naissance dans des cellules épithéliales présentant des caractéristiques glandulaires ou sécrétoires. Ces cellules peuvent produire notamment du mucus, des enzymes digestives ou d’autres substances.

L’adénocarcinome peut se développer dans de nombreux organes. Il constitue notamment la majorité ou une grande partie des cancers du sein, du poumon, de l’œsophage, de l’estomac, du côlon, du rectum, du pancréas, de la prostate et de l’utérus.

Le terme « adénocarcinome » décrit donc principalement le type histologique du cancer, et non un organe particulier.

Étymologie

Le terme adénocarcinome est formé à partir du grec aden, signifiant « glande », et de carcinome, terme désignant un cancer provenant de cellules épithéliales.

Adénome et adénocarcinome

Il est important de distinguer l’adénome de l’adénocarcinome.

Un adénome est généralement une tumeur glandulaire bénigne, tandis qu’un adénocarcinome est une tumeur maligne.

Les cellules cancéreuses d’un adénocarcinome peuvent envahir les tissus voisins et se propager à distance par les systèmes sanguin ou lymphatique.

La présence du suffixe « -carcinome » indique donc une tumeur maligne, contrairement à la plupart des adénomes.

Origine cellulaire

Les adénocarcinomes proviennent de cellules épithéliales ayant une différenciation glandulaire.

Ces cellules peuvent :

  • produire du mucus ;
  • produire des enzymes ;
  • sécréter d’autres substances ;
  • former des structures ressemblant à des glandes.

Au microscope, les cellules tumorales peuvent former différentes architectures, notamment des structures glandulaires, papillaires ou autres configurations selon l’organe et le sous-type tumoral.

Organes pouvant être touchés

Un adénocarcinome peut apparaître dans de nombreux tissus.

Les principales localisations comprennent :

  • le sein ;
  • le poumon ;
  • l’œsophage ;
  • l’estomac ;
  • l’intestin grêle ;
  • le côlon ;
  • le rectum ;
  • le pancréas ;
  • les voies biliaires ;
  • le foie dans certaines tumeurs à différenciation hépatocellulaire ;
  • la prostate ;
  • l’endomètre ;
  • le col de l’utérus dans certains sous-types ;
  • les ovaires ;
  • certaines glandes salivaires ;
  • certaines parties des voies urinaires.

La liste n’est pas exhaustive.

Le comportement biologique, les facteurs de risque, le pronostic et le traitement d’un adénocarcinome varient considérablement selon son organe d’origine.

Adénocarcinome du poumon

L’adénocarcinome pulmonaire est un type de cancer du poumon non à petites cellules.

Il prend naissance dans des cellules pulmonaires présentant des caractéristiques glandulaires et peut notamment produire du mucus.

Le tabagisme constitue un facteur de risque majeur du cancer du poumon, mais un adénocarcinome pulmonaire peut également survenir chez des personnes qui n’ont jamais fumé.

Certains adénocarcinomes pulmonaires présentent des altérations moléculaires pouvant être ciblées par des traitements spécifiques.

Adénocarcinome colorectal

L’adénocarcinome colorectal se développe dans l’épithélium glandulaire du côlon ou du rectum.

Il constitue la forme histologique la plus fréquente des cancers colorectaux.

Il peut se développer à partir de lésions précancéreuses, notamment certains adénomes et lésions dentelées, après l’accumulation progressive d'anomalies génétiques et épigénétiques.

Les symptômes peuvent comprendre :

  • sang dans les selles ;
  • modification persistante des habitudes intestinales ;
  • constipation ou diarrhée ;
  • douleurs abdominales ;
  • perte de poids inexpliquée ;
  • fatigue liée à une anémie.

Certains cancers colorectaux sont cependant asymptomatiques au début et sont découverts grâce au dépistage.

Adénocarcinome de l’estomac

La grande majorité des cancers de l’estomac sont des adénocarcinomes.

Ils peuvent notamment être classés selon leur localisation et leurs caractéristiques microscopiques.

L’adénocarcinome gastrique peut être associé à plusieurs facteurs de risque, notamment certaines infections à Helicobacter pylori, le tabagisme, certains facteurs alimentaires et certaines prédispositions héréditaires.

Adénocarcinome du pancréas

L’adénocarcinome canalaire du pancréas est la forme la plus fréquente de cancer exocrine du pancréas.

Il se développe principalement à partir des cellules épithéliales des canaux pancréatiques.

Les symptômes peuvent être tardifs et comprendre :

  • douleur abdominale ou dorsale ;
  • perte de poids ;
  • jaunisse ;
  • perte d’appétit ;
  • fatigue ;
  • troubles digestifs.

Le diagnostic est souvent réalisé à un stade où la maladie est déjà avancée.

Adénocarcinome de la prostate

La majorité des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes acinaires.

Ils se développent à partir des cellules glandulaires de la prostate.

Le diagnostic repose notamment sur :

  • le dosage du PSA ;
  • l’examen clinique ;
  • l’imagerie lorsque nécessaire ;
  • la biopsie prostatique ;
  • l’analyse anatomopathologique.

Le score de Gleason et le grade group sont notamment utilisés pour évaluer les caractéristiques histologiques et aider à déterminer le risque et le pronostic.

Adénocarcinome du sein

La majorité des cancers du sein sont des carcinomes, dont certains présentent une différenciation glandulaire.

Les principaux types comprennent notamment :

  • le carcinome canalaire invasif ;
  • le carcinome lobulaire invasif.

L’évaluation du cancer du sein repose notamment sur l’analyse de biomarqueurs tels que :

  • les récepteurs aux œstrogènes ;
  • les récepteurs à la progestérone ;
  • HER2.

Ces caractéristiques peuvent influencer le choix du traitement.

Adénocarcinome de l’endomètre

La majorité des cancers de l’endomètre sont des carcinomes, dont plusieurs sont des adénocarcinomes.

Le symptôme le plus fréquent est un saignement vaginal anormal, particulièrement après la ménopause.

Le diagnostic repose notamment sur l’examen histologique d’un prélèvement de l’endomètre.

Certains sous-types présentent des anomalies moléculaires particulières qui peuvent avoir une valeur pronostique et thérapeutique.

Adénocarcinome de l’œsophage

L’œsophage peut être touché par deux grands types de carcinomes :

  • l’adénocarcinome ;
  • le carcinome épidermoïde.

L’adénocarcinome œsophagien est particulièrement associé à la partie inférieure de l’œsophage et peut être lié à l’œsophage de Barrett.

Les symptômes peuvent comprendre :

  • difficulté à avaler ;
  • douleur à la déglutition ;
  • perte de poids ;
  • douleurs thoraciques ;
  • régurgitations.

Adénocarcinome des voies biliaires

Les cancers des voies biliaires sont souvent des cholangiocarcinomes, qui présentent généralement une différenciation glandulaire.

Ils peuvent se développer dans différentes parties de l’arbre biliaire.

Une obstruction des voies biliaires peut provoquer :

  • jaunisse ;
  • urines foncées ;
  • selles pâles ;
  • démangeaisons ;
  • douleur abdominale ;
  • perte de poids.

Adénocarcinome et métastases

Un adénocarcinome peut se propager à partir de son site d’origine.

Cette propagation peut se faire :

  • directement dans les tissus voisins ;
  • par les vaisseaux lymphatiques ;
  • par la circulation sanguine.

Une tumeur qui se développe dans un autre organe à partir de cellules provenant d’un adénocarcinome est une métastase, et non un nouveau cancer primaire de cet organe.

Par exemple, un adénocarcinome du côlon qui se propage au foie demeure un cancer colorectal métastatique ; il ne devient pas un cancer primitif du foie.

Cette distinction est essentielle pour déterminer le traitement.

Carcinome in situ

Un adénocarcinome ou une lésion glandulaire peut, selon l’organe et la classification utilisée, présenter une forme in situ, dans laquelle les cellules anormales n’ont pas franchi certaines limites anatomiques, notamment la membrane basale.

Une tumeur invasive, à l’inverse, a pénétré les tissus sous-jacents.

La distinction entre lésions in situ et invasives est importante pour la classification et la prise en charge.

Signes et symptômes

Les symptômes d’un adénocarcinome dépendent principalement de l’organe atteint, de la taille de la tumeur et de son extension.

Les manifestations possibles comprennent :

  • masse ou gonflement ;
  • douleur ;
  • saignement anormal ;
  • modification du transit intestinal ;
  • difficulté à avaler ;
  • toux persistante ;
  • essoufflement ;
  • perte de poids involontaire ;
  • fatigue ;
  • perte d’appétit ;
  • jaunisse ;
  • troubles urinaires.

Certains adénocarcinomes peuvent rester silencieux pendant une longue période.

La présence de symptômes ne permet donc pas à elle seule de déterminer si une personne présente un adénocarcinome.

Causes

Il n’existe pas une cause unique à tous les adénocarcinomes.

Le cancer résulte généralement de l’accumulation de modifications génétiques et épigénétiques qui perturbent les mécanismes normaux contrôlant la croissance, la division et la survie des cellules.

Ces modifications peuvent être favorisées par différents facteurs environnementaux, biologiques et héréditaires.

Facteurs de risque

Les facteurs de risque dépendent du type d’adénocarcinome.

Ils peuvent comprendre :

  • tabagisme ;
  • consommation importante d’alcool pour certains cancers ;
  • obésité ;
  • alimentation défavorable ;
  • manque d’activité physique ;
  • certaines infections ;
  • exposition à certaines substances cancérogènes ;
  • âge avancé ;
  • antécédents familiaux ;
  • certaines mutations génétiques héréditaires ;
  • certaines maladies inflammatoires chroniques ;
  • certaines lésions précancéreuses.

La présence d’un facteur de risque ne signifie pas qu’un cancer apparaîtra nécessairement.

Inversement, un adénocarcinome peut survenir chez une personne ne présentant aucun facteur de risque connu.

Facteurs génétiques

Certains adénocarcinomes sont associés à des prédispositions génétiques héréditaires.

Parmi les syndromes pouvant augmenter le risque de certains cancers glandulaires figurent notamment :

  • le syndrome de Lynch ;
  • la polypose adénomateuse familiale ;
  • certaines prédispositions héréditaires au cancer du sein et de l’ovaire ;
  • certaines prédispositions héréditaires au cancer de la prostate ;
  • certains syndromes héréditaires associés au cancer du pancréas.

Il est important de distinguer une mutation héréditaire, présente dans les cellules germinales et pouvant être transmise à la descendance, d’une mutation somatique, apparue uniquement dans les cellules tumorales.

Diagnostic

Le diagnostic d’un adénocarcinome repose généralement sur l’analyse d’un prélèvement de tissu.

Selon la localisation, ce prélèvement peut être obtenu par :

  • biopsie à l’aiguille ;
  • biopsie endoscopique ;
  • biopsie chirurgicale ;
  • résection chirurgicale.

Le tissu est examiné par un pathologiste au microscope.

Anatomopathologie

L’examen anatomopathologique permet de déterminer :

  • la nature de la tumeur ;
  • son type histologique ;
  • son degré de différenciation ;
  • certaines caractéristiques microscopiques ;
  • la présence éventuelle d’une invasion ;
  • les marges chirurgicales lorsqu’une tumeur a été retirée ;
  • l’atteinte éventuelle des ganglions lymphatiques.

Le rapport anatomopathologique constitue une composante essentielle du diagnostic et de la planification thérapeutique.

Différenciation

Le grade histologique décrit notamment dans quelle mesure les cellules tumorales ressemblent aux cellules normales dont elles dérivent.

Une tumeur peut être :

  • bien différenciée ;
  • modérément différenciée ;
  • peu différenciée ;
  • indifférenciée.

Une tumeur bien différenciée conserve davantage de caractéristiques du tissu d’origine, tandis qu’une tumeur peu différenciée ou indifférenciée présente des caractéristiques cellulaires plus anormales.

La signification pronostique exacte du grade dépend cependant de l’organe et du système de classification utilisé.

Sous-types histologiques

Les adénocarcinomes peuvent être classés selon leur architecture microscopique ou selon les substances produites par les cellules tumorales.

Certains termes peuvent notamment décrire des formes :

  • acinaires ;
  • papillaires ;
  • mucineuses ;
  • séreuses ;
  • tubulaires ;
  • cribriformes ;
  • solides.

La classification exacte varie selon l’organe.

Adénocarcinome mucineux

Un adénocarcinome mucineux est caractérisé par une production importante de mucine.

La mucine est une substance constituant notamment une composante importante du mucus.

Les adénocarcinomes mucineux peuvent se rencontrer dans différents organes et leur signification pronostique dépend de leur localisation et de leurs caractéristiques particulières.

Adénocarcinome papillaire

L’adénocarcinome papillaire présente une architecture caractérisée par des structures papillaires.

Ce terme est utilisé dans plusieurs organes, mais sa signification clinique varie selon le site d’origine.

Grade et stade

Il faut distinguer le grade du stade.

Le grade décrit principalement les caractéristiques microscopiques de la tumeur.

Le stade décrit l’étendue de la maladie dans l’organisme.

Le stade peut prendre en compte :

  • la taille et l’extension de la tumeur primitive ;
  • l’atteinte des ganglions lymphatiques ;
  • la présence ou l’absence de métastases.

Dans de nombreux cancers, le système TNM est utilisé pour décrire cette extension.

Classification TNM

Le système TNM repose généralement sur trois composantes :

  • T : extension de la tumeur primitive ;
  • N : atteinte des ganglions lymphatiques régionaux ;
  • M : présence ou absence de métastases à distance.

Les critères précis associés à T, N et M dépendent de l’organe concerné.

La classification oncologique internationale utilise notamment des informations provenant du rapport anatomopathologique pour caractériser le site et l’histologie des tumeurs.

Biomarqueurs

L’étude des biomarqueurs tumoraux peut fournir des informations importantes pour le diagnostic, le pronostic et le traitement.

Selon le type d’adénocarcinome, les analyses peuvent rechercher :

  • des mutations génétiques ;
  • des amplifications géniques ;
  • des réarrangements chromosomiques ;
  • l’expression de certaines protéines ;
  • des caractéristiques immunologiques ou moléculaires.

Ces informations peuvent permettre d’identifier des traitements ciblés adaptés aux caractéristiques de la tumeur.

Immunohistochimie

L’immunohistochimie utilise des anticorps afin de détecter certaines protéines dans les cellules tumorales.

Elle peut aider à :

  • déterminer l’origine d’une tumeur ;
  • distinguer différents types de cancers ;
  • identifier certains sous-types ;
  • rechercher des biomarqueurs thérapeutiques.

Elle constitue donc un outil important de la pathologie moderne.

Diagnostic moléculaire

Les techniques de biologie moléculaire permettent d’identifier certaines anomalies génétiques présentes dans les cellules tumorales.

Selon l’adénocarcinome, ces analyses peuvent rechercher des altérations de gènes ou de voies moléculaires impliquées dans la croissance tumorale.

Dans certains cancers, la présence d’une anomalie moléculaire peut permettre de sélectionner une thérapie ciblée.

Traitement

Le traitement dépend de nombreux facteurs :

  • organe d’origine ;
  • type histologique ;
  • stade ;
  • grade ;
  • caractéristiques moléculaires ;
  • état général du patient ;
  • présence ou absence de métastases ;
  • traitements déjà reçus.

Il n’existe donc pas de traitement unique applicable à tous les adénocarcinomes.

Les traitements contre le cancer peuvent comprendre notamment :

  • chirurgie ;
  • radiothérapie ;
  • chimiothérapie ;
  • hormonothérapie ;
  • immunothérapie ;
  • thérapies ciblées ;
  • traitements combinés.

Chirurgie

Lorsque l’adénocarcinome est localisé et qu’une résection complète est possible, la chirurgie peut constituer un traitement majeur.

L’objectif peut être d’enlever :

  • la tumeur primitive ;
  • une partie de l’organe ;
  • l’organe concerné ;
  • certains ganglions lymphatiques.

L’étendue de la chirurgie dépend de la localisation et de l’extension de la maladie.

Radiothérapie

La radiothérapie utilise des rayonnements à haute énergie afin de détruire ou d’endommager les cellules cancéreuses.

Elle peut être utilisée :

  • avant une chirurgie ;
  • après une chirurgie ;
  • comme traitement principal dans certaines situations ;
  • pour traiter ou soulager certains symptômes liés aux métastases.

Chimiothérapie

La chimiothérapie utilise des médicaments capables de détruire les cellules cancéreuses ou d’empêcher leur multiplication.

Elle peut être utilisée seule ou en association avec d’autres traitements.

Son utilisation dépend notamment du type et du stade de l’adénocarcinome.

Hormonothérapie

Certains adénocarcinomes dépendent de signaux hormonaux pour leur croissance.

C’est notamment le cas de nombreux cancers du sein et de la prostate.

Une hormonothérapie peut alors être utilisée afin de bloquer l’action des hormones ou d’en diminuer la production.

Immunothérapie

L’immunothérapie vise à aider le système immunitaire à reconnaître et à combattre les cellules cancéreuses.

Elle peut être utilisée dans certains adénocarcinomes lorsque les caractéristiques de la tumeur indiquent qu’elle pourrait répondre à ce type de traitement.

Thérapies ciblées

Les thérapies ciblées s’attaquent à des anomalies ou mécanismes spécifiques favorisant la croissance des cellules cancéreuses.

Elles nécessitent souvent l’identification préalable d’un biomarqueur ou d’une anomalie moléculaire.

Le National Cancer Institute précise que les tests de biomarqueurs peuvent contribuer au choix d’un traitement contre certains cancers.

Traitement des formes métastatiques

Lorsqu’un adénocarcinome s’est propagé à distance, le traitement vise souvent à :

  • ralentir la progression de la maladie ;
  • prolonger la survie ;
  • réduire les symptômes ;
  • préserver la qualité de vie.

Selon le cancer, certaines formes métastatiques peuvent néanmoins être traitées de manière très intensive et, dans certaines situations particulières, une rémission prolongée ou une guérison peut être possible.

Pronostic

Le pronostic varie considérablement d’un adénocarcinome à l’autre.

Les principaux facteurs pronostiques comprennent notamment :

  • l’organe d’origine ;
  • le stade ;
  • la taille de la tumeur ;
  • l’atteinte ganglionnaire ;
  • la présence de métastases ;
  • le grade ;
  • le sous-type histologique ;
  • certaines caractéristiques moléculaires ;
  • la réponse au traitement ;
  • l’état général du patient.

Il n’est donc pas possible de déterminer le pronostic d’une personne uniquement à partir du terme « adénocarcinome ».

Prévention

La prévention dépend du type d’adénocarcinome.

Certaines mesures peuvent réduire le risque de plusieurs cancers :

  • ne pas fumer ;
  • limiter la consommation d’alcool ;
  • maintenir un poids santé ;
  • pratiquer régulièrement une activité physique ;
  • adopter une alimentation équilibrée ;
  • se protéger contre certaines infections ;
  • participer aux programmes de dépistage recommandés ;
  • réduire certaines expositions professionnelles ou environnementales.

La prévention ne permet toutefois pas d’éliminer complètement le risque de cancer.

Dépistage

Le dépistage est particulièrement important pour certains cancers pouvant être détectés avant l'apparition de symptômes.

Selon l’âge, le sexe, les facteurs de risque et les recommandations nationales, il peut notamment comprendre :

  • mammographie pour le cancer du sein ;
  • dépistage du cancer colorectal ;
  • dépistage du cancer du col de l’utérus ;
  • certains examens chez les personnes présentant un risque génétique élevé.

Les modalités de dépistage varient selon les pays et doivent être adaptées au niveau de risque individuel.

À retenir

L’adénocarcinome est un cancer provenant de cellules épithéliales présentant une différenciation glandulaire ou sécrétoire.

Il peut toucher de nombreux organes, notamment le poumon, le sein, le côlon et le rectum, l’estomac, le pancréas, la prostate et l’endomètre.

Le terme « adénocarcinome » décrit le type histologique de la tumeur et non son emplacement. Deux adénocarcinomes provenant de deux organes différents peuvent donc avoir des comportements biologiques, des facteurs de risque et des traitements très différents.

Le diagnostic repose généralement sur l’examen anatomopathologique d’une biopsie ou d’une pièce chirurgicale. L’analyse peut préciser le type histologique, le grade, l’extension et certaines caractéristiques moléculaires.

Le traitement peut comprendre la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie, l’immunothérapie et les thérapies ciblées. Le choix dépend du type précis de cancer et de son stade.

Références

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