Anatomie du réflexe achilléen :
Le tendon d'Achille est le tendon commun des muscles du mollet, formé par les tendons des muscles gastrocnémien et soléaire. Il s'attache au calcanéum, ou os du talon. Lorsque le tendon est tapé, il envoie un signal sensitif au système nerveux central via les fibres sensorielles du nerf sciatique.
Examen clinique du réflexe achilléen :
Lors d'un examen neurologique, le réflexe achilléen est testé pour évaluer l'intégrité du nerf sciatique et des racines nerveuses associées (L5-S1). Voici comment il est testé :
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Position du patient : Le patient est généralement allongé sur une table d'examen, ventre vers le bas, avec les pieds qui dépassent légèrement.
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Position du médecin : Le médecin soutient le pied du patient en le maintenant en dorsiflexion, puis frappe le tendon d'Achille avec un marteau réflexe.
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Réponse attendue : Normalement, la percussion du tendon d'Achille provoque une brève contraction des muscles du mollet, entraînant une flexion plantaire du pied.
Interprétation du réflexe achilléen :
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Réflexe présent : Une réponse normale indique que les voies nerveuses associées au nerf sciatique sont intactes.
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Réflexe diminué ou absent : Cela peut indiquer une atteinte du nerf sciatique ou des racines nerveuses L5-S1. Cela peut être observé dans des conditions telles que la compression du nerf sciatique, une hernie discale lombaire ou des lésions de la moelle épinière.
Importance clinique du réflexe achilléen :
Le test du réflexe achilléen est un élément important de l'examen neurologique car il fournit des informations sur l'intégrité des voies nerveuses impliquées dans le nerf sciatique. Les réflexes diminués ou absents peuvent aider à localiser le site de la lésion nerveuse et à orienter le diagnostic.
Conclusion :
Le réflexe achilléen est un réflexe ostéotendineux important qui fait partie de l'examen neurologique de base. Son évaluation permet de détecter les anomalies des voies nerveuses associées au nerf sciatique et d'orienter le diagnostic des troubles neurologiques périphériques et centraux.
Références :
- Simon, R. P., Aminoff, M. J., & Greenberg, D. A. (2011). Clinical neurology. New York: Lange Medical Books/McGraw-Hill.
- Katirji, B., & Kaminski, H. J. (2002). Neuromuscular disorders in clinical practice. Boston: Butterworth Heinemann.
- Waxman, S. G. (2006). Clinical neuroanatomy. New York: McGraw-Hill Medical.