Causes et transmission
Le favus est causé par l'infection du cuir chevelu par le champignon Trichophyton schoenleinii. La transmission se fait généralement par contact direct avec une personne infectée ou par le partage d'objets contaminés tels que des peignes, des brosses ou des bonnets.
Symptômes et diagnostic
Les symptômes du favus comprennent des croûtes jaunâtres épaisses sur le cuir chevelu, une perte de cheveux, des démangeaisons et une odeur désagréable. Le diagnostic est généralement posé sur la base de l'apparence caractéristique des lésions cutanées et peut être confirmé par des tests de laboratoire, notamment des cultures fongiques.
Traitement
Le traitement du favus repose sur l'utilisation d'antifongiques topiques et oraux pour éliminer l'infection fongique. Les antifongiques topiques tels que le clotrimazole ou le kétoconazole peuvent être appliqués directement sur les lésions cutanées, tandis que les antifongiques oraux tels que la terbinafine ou l'itraconazole peuvent être nécessaires pour les cas plus graves ou réfractaires.
Complications et pronostic
Sans traitement approprié, le favus peut entraîner des complications dermatologiques graves telles que des cicatrices permanentes, une alopécie (perte de cheveux) étendue et une infection secondaire de la peau. Le pronostic dépend de la rapidité avec laquelle l'infection est diagnostiquée et traitée, ainsi que de la gravité des lésions cutanées.
Prévention
La prévention du favus implique l'adoption de mesures d'hygiène personnelle telles que le lavage fréquent des cheveux et l'évitement du partage d'objets personnels avec des personnes infectées. Il est également important d'éviter le contact direct avec des animaux infectés ou leurs pelages.
Sources :
- Hainer BL. Dermatophyte Infections. Am Fam Physician. 2003;67(1):101-108.
- Pihet M, et al. Emergence of Trichophyton mentagrophytes and Trichophyton tonsurans as Causes of Favus in French Guiana. J Clin Microbiol. 2012;50(4):1319-1320.
- Elewski BE. Favus in the United States: rare or misdiagnosed? Int J Dermatol. 2005;44(4):297-298.