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Définition

L’adduction est un mouvement anatomique qui consiste à rapprocher un segment du corps de la ligne médiane ou de l’axe de référence du corps.

Elle constitue le mouvement opposé à l’abduction, qui éloigne un segment de la ligne médiane.

Le terme « adduction » provient du latin adducere, qui signifie « conduire vers ».

L’adduction peut être réalisée par différentes articulations, notamment celles de l’épaule, de la hanche, des doigts et des orteils.

Principes anatomiques

Dans la position anatomique de référence, la ligne médiane sépare théoriquement le corps en deux moitiés droite et gauche.

Lorsqu’un membre se déplace vers cette ligne médiane, le mouvement est généralement qualifié d’adduction.

Par exemple :

  • rapprocher le bras du tronc constitue une adduction de l’épaule ;
  • rapprocher la cuisse de l’autre membre constitue une adduction de la hanche ;
  • rapprocher un doigt des autres doigts constitue une adduction des doigts ;
  • rapprocher un orteil de l’axe du pied constitue une adduction des orteils.

La définition exacte du mouvement dépend toutefois de l’articulation et du plan anatomique considéré.

Adduction de l’épaule

L’adduction du bras correspond au mouvement qui rapproche le membre supérieur du tronc.

Elle se produit principalement dans le plan frontal autour d’un axe antéropostérieur.

Les principaux muscles participant à l’adduction de l’épaule comprennent notamment :

  • le grand pectoral ;
  • le grand dorsal ;
  • le grand rond.

D’autres muscles peuvent participer au mouvement selon la position du bras et l’amplitude recherchée.

L’adduction de l’épaule est notamment utilisée lorsqu’une personne ramène son bras contre son corps après l’avoir écarté.

Adduction de la hanche

L’adduction de la hanche rapproche la cuisse de l’axe médian du corps.

Les principaux muscles adducteurs de la hanche sont :

  • le long adducteur ;
  • le court adducteur ;
  • le grand adducteur ;
  • le gracile ;
  • le pectiné.

Ces muscles constituent le principal groupe musculaire responsable de l’adduction de la cuisse.

Ils participent également à la stabilisation du bassin et peuvent intervenir dans certains mouvements de flexion ou de rotation de la hanche selon la position de l’articulation.

Groupe des muscles adducteurs

Les muscles adducteurs de la cuisse sont situés principalement sur la partie médiale de la cuisse.

Long adducteur

Le long adducteur est un muscle superficiel de la région médiale de la cuisse.

Il contribue principalement à l’adduction de la hanche.

Court adducteur

Le court adducteur se trouve profondément par rapport au long adducteur.

Il participe principalement à l’adduction de la cuisse.

Grand adducteur

Le grand adducteur est le plus volumineux des muscles adducteurs de la cuisse.

Il possède plusieurs portions et contribue fortement à l’adduction de la hanche. Certaines de ses fibres participent également à l’extension de la hanche.

Gracile

Le gracile est un muscle long et relativement mince situé sur la partie médiale de la cuisse.

Il participe à l’adduction de la hanche et intervient également dans certains mouvements du genou.

Pectiné

Le pectiné est situé dans la partie supérieure et médiale de la cuisse.

Il participe à l’adduction et à la flexion de la hanche et peut également contribuer à sa rotation médiale.

Adduction des doigts

L’adduction des doigts consiste à rapprocher les doigts les uns des autres.

Pour les deuxième à cinquième doigts, l'axe de référence utilisé pour déterminer l’abduction et l’adduction est généralement le troisième doigt.

Ainsi :

  • rapprocher l’index du majeur constitue une adduction de l’index ;
  • rapprocher l’annulaire du majeur constitue une adduction de l’annulaire ;
  • rapprocher l’auriculaire de l’annulaire constitue une adduction de l’auriculaire.

Les muscles interosseux palmaires sont particulièrement importants dans l’adduction des doigts.

Une règle mnémotechnique souvent utilisée est : PAD = Palmar ADduct (« les interosseux palmaires adductent »).

Adduction du pouce

Le pouce possède une anatomie particulière.

L’adduction du pouce consiste à ramener le pouce vers la paume et vers l’axe de référence de la main.

Le principal muscle responsable de ce mouvement est l’adducteur du pouce.

Il existe deux chefs principaux :

  • le chef oblique ;
  • le chef transverse.

L’adduction du pouce est essentielle pour la préhension et la capacité de la main à exercer une force contre les doigts.

Adduction des orteils

Les orteils peuvent également effectuer des mouvements d’abduction et d’adduction.

Pour les orteils, l’axe de référence est généralement le deuxième orteil.

Les muscles interosseux plantaires participent notamment à l’adduction des orteils.

Une règle mnémotechnique courante est PAD pour les interosseux plantaires, qui adductent les orteils.

Adduction et plans anatomiques

L’adduction est généralement associée au plan frontal.

Elle se produit autour d’un axe antéropostérieur.

Cette description est particulièrement applicable aux mouvements d’abduction et d’adduction des membres.

Cependant, certains mouvements articulaires réels sont complexes et peuvent combiner plusieurs composantes, notamment la flexion, l’extension et les rotations.

Adduction et abduction

L’adduction et l’abduction sont deux mouvements opposés.

MouvementDescription
Adduction Rapproche un segment de la ligne médiane ou de l’axe de référence
Abduction Éloigne un segment de la ligne médiane ou de l’axe de référence

Par exemple, lorsqu’une personne écarte son bras sur le côté, elle effectue une abduction de l’épaule. Lorsqu’elle ramène ensuite son bras vers son corps, elle effectue une adduction.

Adduction et amplitude articulaire

L’amplitude articulaire correspond à l’étendue du mouvement réalisable par une articulation.

L’amplitude d’adduction varie considérablement selon :

  • l’articulation ;
  • la position initiale ;
  • la morphologie de la personne ;
  • la mobilité des tissus environnants ;
  • la souplesse musculaire ;
  • l’état des ligaments et des capsules articulaires ;
  • la présence éventuelle d’une douleur ou d’une maladie articulaire.

L’amplitude normale ne constitue donc pas une valeur identique pour toutes les articulations ni pour toutes les personnes.

Rôle fonctionnel

L’adduction intervient dans de nombreuses activités quotidiennes.

Elle participe notamment :

  • à la marche ;
  • à la course ;
  • à la stabilisation du bassin ;
  • à la préhension ;
  • au rapprochement des membres ;
  • à certains mouvements sportifs ;
  • au contrôle de la position des membres.

Les muscles adducteurs de la hanche jouent notamment un rôle important dans la stabilité et le contrôle du membre inférieur pendant les mouvements.

Adduction dans la marche

Pendant la marche, les muscles responsables de l’adduction de la hanche contribuent au contrôle du mouvement du membre inférieur et à la stabilité du bassin.

Leur rôle ne se limite pas à produire une adduction pure. Comme les muscles agissent dans des conditions biomécaniques variables, leur activité dépend notamment de la position de la hanche et de la phase du cycle de marche.

Lésions des muscles adducteurs

Les muscles adducteurs, particulièrement ceux de la cuisse, peuvent être soumis à des blessures lors d’activités sportives impliquant des accélérations, des changements rapides de direction ou des mouvements d’écartement importants.

Une lésion musculaire des adducteurs peut provoquer :

  • une douleur dans la partie interne de la cuisse ;
  • une douleur lors de l’adduction contre résistance ;
  • une diminution de la force ;
  • une sensibilité locale ;
  • parfois un gonflement ou une ecchymose.

Les blessures des adducteurs sont fréquentes dans certains sports, notamment ceux comportant des changements rapides de direction et des mouvements explosifs.

Pubalgie et adducteurs

Les douleurs de l’aine et de la région pubienne peuvent être associées aux muscles adducteurs, mais une douleur dans cette région ne signifie pas nécessairement qu’il existe une lésion d’un adducteur.

Plusieurs structures peuvent être responsables d’une douleur inguinale, notamment :

  • les muscles adducteurs ;
  • l’articulation de la hanche ;
  • les structures abdominales ;
  • la région pubienne ;
  • certaines structures nerveuses ;
  • les tissus environnants.

Une évaluation clinique est donc nécessaire pour déterminer la cause exacte d’une douleur.

Évaluation clinique

L’évaluation de l’adduction peut faire partie d’un examen musculosquelettique ou neurologique.

Le professionnel de santé peut notamment examiner :

  • l’amplitude active du mouvement ;
  • l’amplitude passive ;
  • la force musculaire ;
  • la douleur provoquée par le mouvement ;
  • la symétrie entre les deux côtés ;
  • la coordination ;
  • la fonction globale du membre.

Des examens d’imagerie, comme l’échographie ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM), peuvent être utilisés dans certaines situations lorsqu’une lésion musculaire ou tendineuse est suspectée.

Adduction anormale

Une diminution de l’adduction peut être observée dans différentes situations, notamment :

  • les lésions musculaires ;
  • les tendinopathies ;
  • certaines maladies articulaires ;
  • les traumatismes ;
  • les fractures ;
  • les contractures ;
  • certaines atteintes neurologiques ;
  • la douleur ou l’inflammation articulaire.

Une adduction excessive ou une mauvaise coordination du mouvement peut également participer à certains troubles biomécaniques, mais son interprétation dépend du contexte clinique.

Adduction et neurologie

La réalisation normale d’un mouvement d’adduction nécessite l’intégrité de plusieurs systèmes :

  • le cerveau ;
  • la moelle épinière ;
  • les nerfs périphériques ;
  • la jonction neuromusculaire ;
  • les muscles ;
  • les articulations.

Une atteinte neurologique peut donc modifier la force, la précision ou la coordination du mouvement.

Par exemple, les principaux muscles adducteurs de la hanche sont innervés principalement par le nerf obturateur, avec des variations et une participation d’autres nerfs pour certaines portions musculaires.

Adduction en réadaptation

Les mouvements d’adduction peuvent être intégrés à certains programmes de réadaptation afin de restaurer :

  • la force musculaire ;
  • la mobilité articulaire ;
  • la coordination ;
  • la stabilité ;
  • la fonction du membre.

Le choix des exercices, leur intensité et leur progression dépendent de la cause du problème et de l’état du patient.

Après une blessure musculaire, une reprise progressive est généralement privilégiée afin de permettre la récupération des tissus tout en limitant le risque de récidive.

Adduction en anatomie comparée

Le terme « adduction » est principalement utilisé pour décrire les mouvements des membres chez l’être humain et chez d'autres animaux.

Chez les animaux quadrupèdes, la définition du mouvement dépend également de la position anatomique de référence et de l'articulation étudiée.

Le concept général reste celui d'un mouvement dirigé vers l'axe ou le plan de référence utilisé pour décrire le corps.

Étymologie

Le terme adduction vient du latin adducere, formé de ad- (« vers ») et ducere (« conduire »).

Le terme décrit donc littéralement l’action de « conduire vers ».

À retenir

L’adduction est un mouvement qui rapproche un segment corporel de la ligne médiane ou d’un axe de référence.

Elle est particulièrement importante au niveau :

  • de l’épaule ;
  • de la hanche ;
  • des doigts ;
  • du pouce ;
  • des orteils.

L’adduction est le mouvement opposé à l’abduction.

Les muscles adducteurs de la hanche comprennent principalement le long adducteur, le court adducteur, le grand adducteur, le gracile et le pectiné. Au niveau de la main, les interosseux palmaires et l’adducteur du pouce jouent un rôle important.

Une diminution douloureuse de l’adduction ou une perte de force peut être liée à une atteinte musculaire, tendineuse, articulaire ou neurologique et doit être interprétée en fonction du contexte clinique.

Références

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